24 Janvier 2012 : A lire aujourd'hui dans la presse

24 Janvier 2012rédigé le 25 Janvier 2012, dernière modification le 02 Février 2012

Laurence Parisot plébiscitée par les entrepreneurs pour occuper le portefeuille de ministre des PME
Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le Salon des entrepreneurs, Laurence Parisot est plébiscitée par les entrepreneurs pour occuper le portefeuille de ministre des PME.
Interrogés sur la personnalité qu'ils préféreraient voir à la tête du ministère des PME, si la droite l'emportait, les entrepreneurs placent en tête du listing proposé la présidente du Mouvement des Entreprises de France (19 %), loin devant Laurent Wauquiez (12 %).
Par ailleurs, l'UMP est perçu (à 30 %) comme le parti politique prenant le plus en compte l'intérêt des PME et des entrepreneurs. Devançant le PS (18 %) et le FN (17 %).
Enfin, la réforme annoncée de la TVA sociale est jugée (29 %) comme la priorité des réformes à entreprendre par le futur président de la République. LES ECHOS page 5.

Banques : la séparation des activités bancaires pèserait sur le financement de l'économie
Une séparation stricte des activités de détail et de banque d'investissement, préconisée par François Hollande dimanche, coûterait cher aux consommateurs et pèserait sur le financement de l'économie, soulignent les banques françaises.
« Pour traiter le problème de la garantie des dépôts, il y a d'autres moyens que la loi. On peut renforcer la sécurité du système sans que cela coûte forcément cher au consommateur, à l'économie ou à la banque », affirme aux ECHOS (page 26) Georges Pauget, ancien directeur général de Crédit Agricole SA, en citant notamment la mise en place de ratios bien distincts ou d'une information financière très encadrée.
Surtout, tous les banquiers s'accordent à dire que cette séparation coûterait très cher à l'économie. Sur le plan de l'organisation d'abord, puisqu'il faudrait restructurer les établissements afin d'isoler les sources de financement en fonction des activités. Ensuite, en renchérissant le coût de la liquidité dans les métiers de marché, qui devraient se refinancer de façon autonome.
En outre, « pourquoi les Français devraient abandonner qui a plutôt bien traversé la crise pour se rapprocher d'un système où de fait l'intermédiation bancaire cédera le pas au marché », s'inquiète un banquier. Pour un responsable du secteur, « le vrai débat devrait en réalité porter sur le financement de l'économie car l'empilement de nouvelles contraintes va aboutir à une altération de la capacité des banques à faire crédit ».
Les organisations syndicales sont sur la même ligne. « On crie haro sur la banque de financement et d'investissement tout en oubliant le rôle qu'elle joue dans le financement de l'économie. On achète autant un avion pour ses caractéristiques techniques que pour le montant financier qui est proposé avec. Si les banques françaises n'ont pas de BFI puissantes, elles défendront moins bien nos industries », rappelle Régis Dos Santos, président national du SNB.

Compétitivité emploi : une loi temporaire en urgence
Le gouvernement va mettre en ?uvre rapidement les accords de compétitivité emploi qui doivent permettre à une entreprise, après accord majoritaire avec ses syndicats, de modifier le contrat de travail de ses salariés (temps de travail, rémunération...) sans avoir à demander l'autorisation de chacun. Pour contourner la loi Larcher - qui dispose de saisir les partenaires sociaux pour toute réforme du droit du travail -, Xavier Bertrand va déposer un texte législatif en procédure d'urgence autorisant la conclusion de tels accords de manière temporaire. Syndicats et patronat seront alors invités à ouvrir une négociation afin de définir un dispositif pérenne qui se substituera, en cas d'entente, au texte voté en février. LE FIGARO page 19.