25 Janvier 2012 : A lire aujourd'hui dans la presse

25 Janvier 2012rédigé le 25 Janvier 2012, dernière modification le 02 Février 2012

Génocide arménien : le MEDEF va réunir les entreprises concernées en Turquie
Le MEDEF va réunir prochainement les entreprises françaises dont l'activité sur le marché turc est menacée après le vote lundi par les sénateurs français d'une loi réprimant la négation du génocide arménien de 1915-17, qui a suscité l'ire d'Ankara. « Nous allons très prochainement réunir les entreprises françaises concernées pour étudier les meilleures façons de gérer la situation », a déclaré à l'AFP un porte-parole du MEDEF.
LA TRIBUNE page 6, LE PARISIEN page 8, LA CORRESPONDANCE ECONOMIQUE.

TVA sociale : un coup de pouce envisagé pour les bas salaires ?
Nicolas Sarkozy doit tenir aujourd?hui à l?Elysée une nouvelle réunion d?arbitrage avec ses ministres sur la TVA. Au centre des débats : les modalités et le montant du transfert de charges patronales envisagé sur une assiette plus large, type TVA.
Selon LE FIGARO (page 23), la baisse des charges patronales envisagée devrait être ciblée sur les salaires au-delà de 1,6 Smic afin de concerner la grande majorité des emplois industriels aujourd?hui exposés à la concurrence internationale. Elle bénéficierait également à des professions qui sont généralement exclues des aides de l?emploi. En contrepartie de cette baisse des charges patronales, le gouvernement envisagerait d?augmenter la TVA de l?ordre de 2 points, mais probablement aussi d?augmenter la CSG de quelques dixièmes de points, croit savoir LE FIGARO.
Face à la probable augmentation de la TVA, comment faire en sorte de ne pas pénaliser les moins aisés ? C?est la question que se pose l?exécutif depuis quelques semaines, affirme le quotidien. Alors que la piste défendue par Xavier Bertrand consistant à transférer sur la TVA une partie des cotisations salariales « pour augmenter le salaire net » semble avoir été écartée par le Chef de l?Etat, Bercy propose de réorienter les 2,5 milliards d?euros consacrés à la prime pour l?emploi vers les bas salaires. L?idée consisterait à baisser les charges salariales sur les rémunérations allant de 1 à 1,3 Smic. Réinjecter l?équivalent de la PPE permettrait d?augmenter de 50 euros par mois en moyenne le salaire d?un salarié au Smic, a calculé l?administration.

Taxe d?apprentissage : vers un durcissement du malus ?
Fort des réels progrès enregistrés en 2011, Nicolas Sarkozy souhaite une accélération des entrées en contrat d?apprentissage. L?an passé, les entrées en alternance ont progressé de 7,3 % pour atteindre 467 000 (+ 30 600). Au total, ce sont quelque 600 000 personnes qui ont bénéficié de ce dispositif. Toutefois, le nombre de contrats d?apprentissage signés n?a augmenté que de 2,2 %. Pour dynamiser le dispositif, la rue de Grenelle se préparerait à relever le malus de taxe d?apprentissage appliqué aux entreprises de plus de 250 salariés qui comptent moins de 1 % d?apprentis.
Pour le patronat, le moment est mal venu d?alourdir les charges des entreprises. Sans compter qu?une telle décision serait précipitée. « Attendons au moins d?avoir un bilan clair de l?impact de la réforme de 2011 sur les entreprises de plus de 250 salariés », demande le MEDEF. LES ECHOS page 3.

Carlos Goshn dans LE FIGARO : « la compétitivité de la France est cruciale »
« La compétitivité de la France, c?est le sujet central. En tant qu?industriels, nous sommes tous d?accord pour créer des emplois », affirme le PDG de Renault et Nissan dans une interview au FIGARO (page 25). Mais « pour y parvenir, nous devons être compétitifs, c?est-à-dire capable de produire dans notre pays des biens qui ne sont pas en concurrence avec des produits qui ne sont fabriqués de façon rentable que dans les pays émergents », souligne Carlos Goshn. « Soyons clairs, il m?est impossible de construire une Logan en Europe de l?Ouest tout en restant compétitif », assure-t-il. La raison ? « Il y a certaines charges qui pèsent sur le travail en France qui n?existent pas dans des pays proches comme l?Allemagne ou l?Espagne », rappelle le PDG de Renault et Nissan. C?est pourquoi, « il faut, d?une façon ou d?une autre, réduire ses charges. La TVA sociale pourrait être l?un des moyens d?y parvenir ». Au-delà, « on pourrait suggérer que les secteurs prioritaires soient clairement définis. Ce serait une bonne chose pour fédérer les efforts en matière d?investissements ou de recherche. (...) On peut innover autour de l?automobile et créer beaucoup d?activités, notamment avec des voitures ?zéro émission? », juge Carlos Goshn.

Taxe transports : le MEDEF s'insurge contre le projet
« Lors de sa présentation à la presse du budget 2012, le vice-président du conseil régional en charge des finances a indiqué que le conseil régional allait devoir, soit renoncer à des compétences non obligatoires, soit profiter d'une réforme de la fiscalité en créant "un versement transport de 0,2% de la masse salariale qui assurerait une recette de 40 millions d'euros" », rappelle le MEDEF Bretagne dans un communiqué. « Alors que la crise des dettes publiques menace chaque jour un peu plus l'activité économique, que les entreprises se battent pour maintenir l'emploi, une telle taxe menacerait un peu plus la pérennité de nos entreprises et l'emploi (...) ». « Les acteurs économiques bretons ont su se mobiliser ensemble contre l'écotaxe, la taxe sur le transport de marchandises par la route, pour éviter une surtaxation des entreprises bretonnes qui risquait de nuire gravement aux entreprises et à l'emploi. Alors que 70 millions d'euros de prélèvements annuels ont été évités grâce à cette mobilisation collective, il serait incompréhensible que le conseil régional, qui affiche son volontarisme en matière de développement économique de la Bretagne, lui fasse reperdre 60 % de l'économie réalisée. Les acteurs économiques bretons ne manqueraient alors pas de se mobiliser à nouveau contre cette mesure que la législation actuelle ne permet d'ailleurs pas (...) », conclut le communiqué. LE TELEGRAMME.