13 Février 2012 : A lire aujourd'hui dans la presse
13 Février 2012rédigé le 13 Février 2012, dernière modification le 27 Février 2012 TVA sociale : les vrais gagnants des allégements
« L'industrie et l'agriculture ne sont pas les seules
bénéficiaires des réductions de charges », affirme ce matin LES
ECHOS (page 4). Le quotidien se fonde sur le rapport de
Gilles Carrez sur le collectif budgétaire examiné à partir d'aujourd'hui à
l'Assemblée.
Il ressort de ce rapport que 43 % des nouveaux allégements (7,5 milliards)
bénéficieront à des salaires inférieurs à 1,6 Smic. Et que l'industrie
obtiendra 3,3 milliards d'euros de baisses de charges (soit 25 % du total), contre
2,5 milliards si le gouvernement avait focalisé l'effort sur les seuls bas
salaires. Les services (commerces, transports, services aux entreprises et aux
particuliers, etc.) bénéficieront de 8,3 milliards d'allégements
supplémentaires (63 % du total). Parmi eux, les activités financières
obtiendraient 700 millions.
Par ailleurs, dans l'industrie, l'automobile bénéficiera de 300 millions
d'allégements. Autre gagnant, les biens d'équipement. Les industries agricoles
et alimentaires récupéreront, elles, 500 millions.
LE
FIGARO page 23.
Près
d'un tiers des fonds européens vont aux PME
Une étude de la Datar et de la DGEFP montre la montée en
puissance de la sphère entrepreneuriale parmi les bénéficiaires des fonds
européens. Le secteur public n'a désormais plus le quasi-monopole dont il
jouissait lors des premières programmations. Près d'un quart des crédits Feder
vont en effet désormais aux entreprises « voire 35 % si l'on prend en compte
les bénéficiaires indirects », observe la Datar. Les nouveaux fléchages
prioritaires de l'Europe vers l'innovation, l'énergie, l'environnement, les communications
expliquent cette situation.
A noter également que parmi les entreprises bénéficiaires, ce sont les petites
et moyennes qui trustent ces crédits. LES
ECHOS page 3.
Espagne
: réforme du marché du travail
Alors que l'Espagne est touchée par le taux de chômage le plus
élevé de toute l'UE (presque 23 % de la population active), le gouvernement de
Mariano Rajoy a présenté, vendredi, une réforme flexibilisant le marché du
travail.
Désormais, un employeur qui licencie un travailleur en CDI sans justification
devra payer 33 jours d'indemnités par année travaillée avec une limite de deux
ans, contre 45 jours avec une limite de trois ans et demie auparavant.
Par ailleurs, il sera permis aux entreprises d'avoir recours au licenciement
économique (20 jours d'indemnités avec une limite d'un an) dès qu'elles entrent
en perte ou qu'elles subissent pendant trois trimestres consécutifs une baisse
de leurs ventes ou de leurs revenus. Pour faire en sorte que « le
licenciement soit le dernier recours », la réforme prévoit que les
entreprises puissent cesser d'appliquer les conventions collectives dès deux
trimestres de diminution des ventes ou des revenus. De plus, les conventions
collectives négociées au niveau des entreprises prévalent désormais sur celles
faites au niveau régional ou sectoriel.
Afin d'inciter l'embauche de jeunes de moins de 30 ans et de chômeurs de longue
durée, un CDI spécifique assorti de déductions fiscales et créé pour les
entreprises de moins de 50 salariés.
Le gouvernement souhaite également améliorer la formation professionnelle.
Celle-ci passera désormais par un compte attaché à chaque salarié. Et pour
lutter contre la fraude, il sera demandé aux chômeurs qui ne sont pas en
formation d'effectuer un travail d'intérêt général.
A la Puerta del Sol de Madrid, des centaines de personnes se sont réunies
vendredi soir pour protester contre cette réforme. LES
ECHOS page 8, LE
FIGARO page 22.











