21 Février 2012 : A lire aujourd'hui dans la presse
21 Février 2012rédigé le 21 Février 2012, dernière modification le 27 Février 2012 Grèce : plan de sauvetage record de 237 milliards d'euros
Les pays de la zone euro se sont mis d'accord mardi matin sur un
nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce de 237 milliards d'euros
au total afin d'éviter une faillite du pays.
Le plan comprend d'une part un volet d'aide publique, des prêts pour
l'essentiel, à hauteur de 130 milliards d'euros jusque fin 2014, après un
premier programme de soutien en faveur du pays décidé en mai 2010 qui avait
atteint déjà 110 milliards d'euros.
L'autre volet porte sur un effacement de la dette de la Grèce détenue par ses
créanciers privés, banques et fonds d'investissement. Ils doivent accepter une
perte de 53,5 % au final, soit un effort accru par rapport à l'objectif initial
qui était de 50 %. Cela doit permettre de réduire la dette du pays d'un montant
de 107 milliards d'euros, un record dans l'histoire économique mondiale. Cela
dépasse de loin la restructuration de la dette de l'Argentine, dont la dette
atteignait 82 milliards de dollars (73 milliards d'euros environ au cours de
l'époque) lorsqu'elle avait fait défaut, en janvier 2002.
Grâce à ce plan de soutien, la Grèce devrait être en mesure de faire face à une
échéance de remboursement de 14,5 milliards d'euros qui tombe le 20 mars et
ainsi d'éviter le défaut de paiement. A condition toutefois que les banques
répondent en nombre suffisant à l'appel. Elles se verront offrir en échange de
leurs titres de dette grecque actuels de nouvelles obligations grecques de
valeur inférieure ainsi que des titres émis par le Fonds de secours de la zone
euro.
Au final, le plan de sauvetage permettra de réduire l'endettement grec à
hauteur de 120,5 % d'ici 2020. La Grèce fera en contrepartie l'objet d'une
surveillance encore renforcée à Athènes de la part de ses créanciers, de la
Commission européenne en particulier, pour s'assurer qu'elle ne dévie pas des
objectifs fixés.
AFP.
Financement
des PME : le rapport Giami-Rameix propose de créer une filiale de Nyse Euronext
dédiée aux PME
Une réunion sur les PME se tient aujourd'hui à Bercy pour
évoquer la question du financement des PME et ETI. A cette occasion, plusieurs
mesures devraient être lancées, affirme LES
ECHOS (page 29). Auparavant, le rapport sur le financement
des PME-ETI par le marché financier, rédigé par Gérard Rameix et Thierry Giami
doit être dévoilé. Commandé par Bercy l'été dernier, ce document a cherché à
décrypter les raisons de la perte de confiance des PME dans la Bourse et la
montée du mécontentement à l'égard de l'opérateur Nyse Euronext.
Les PME ne seraient pas suffisamment considérées comme stratégiques pour Nyse
Euronext, alors que la capitalisation totale des 574 PME-ETI agrégées reste
inférieure à la capitalisation de la première grande valeur française du CAC
40. D'après les premiers éléments que LES ECHOS ont obtenus, ce
rapport propose un plan d'action « de nature à provoquer un choc de
confiance ».
Parmi les pistes proposées, les rapporteurs mettent en avant la création d'une
filiale dédiée aux PME avec des moyens et des équipes spécialisées. Cela
reviendrait à ouvrir le capital de cette filiale, pour y faire entrer de
nouveaux acteurs, en particulier la CDC.
Le document propose plusieurs autres pistes pour une régulation mieux adaptées
aux PME-ETI avec la préconisation de membres les représentant au collège de
l'AMF ou encore la simplification des retraits de la cote. Il examine également
la fiscalité de l'investissement dans les PME. Il propose de créer un conseil
de marché financier PME-ETI qui se réunirait une fois par an, sous l'égide de
Bercy.
C'est également au cours de cette réunion que vont être lancés les fonds dédiés
aux PME-ETI, annoncés l'an dernier par Bercy. Ils seront dotés d'environ 160
millions d'euros, financés en majorité par les assureurs aux côtés de la Caisse
des Dépôts.
Bercy doit par ailleurs mettre en ?uvre la reconduction du dispositif FSI
France Investissement, un programme public-privé de financement des PME non
cotées, annoncé l'an dernier. Ce programme, initié en 2006, a été renforcé par
un investissement de 5 milliards d'euros.
Petites
valeurs françaises : en hausse de 15 % depuis le début de l'année
Les petites et les moyennes valeurs de la cote ont bondi de 15 %
depuis le début de l'année. Geci International, AB Science, Technicolor ou
NicOx se hissent dans le peloton de tête, avec des gains supérieurs à 95 %.
Après une fin d'année 2011 décevante, les PME ont bénéficié du regain d'appétit
pour le risque, sur fond d'indicateurs conjoncturels rassurants, d'amélioration
de la liquidité bancaire et de dissipation des craintes sur une contraction du
crédit, explique LES
ECHOS (page 29).
Parallèlement, les retraits dans les fonds spécialisés ont été moins
importants. Et les succès de plusieurs introductions en Bourse ont contribué à
rassurer les investisseurs. La société aixoise technologique Inside
Secure vient d'annoncer avoir levé presque 70 millions d'euros. Plusieurs
sociétés de biotechnologie sont entrées à la cote tout récemment. Adocia a levé
quelque 25 millions d'euros et EOS Imagining 38 millions.
« Les PME, valeurs porteuses ». « Au moment où le moral économique
semble en berne, c'est une fois de plus de la communauté des entrepreneurs que
vient une éclaircie », souligne dans LES ECHOS (page 14)
Arnaud Le Gal en saluant les résultats boursiers des PME. L'occasion « d'une
prise de conscience, celle de tout le potentiel de création de valeur de ces
entreprises, dont la mobilité - alliage de créativité, d'esprit d'équipe et de
résilience - est souvent inversement proportionnelle à leur taille. Elles sont
des pépites pour les investisseurs comme pour la collectivité », rappelle
Arnaud Le Gal. C'est pourquoi « il n'est que justice de leur voir prendre
une place plus importante que jamais dans le débat électoral ». Certes, « les
candidats font assaut de déclarations et propositions pour valoriser les PME », mais, « s'il est une priorité, c'est bien d'épauler le mieux possible les
entrepreneurs les plus déterminés à grandir, à innover, à changer la donne dans
leur secteur et à se projeter à l'international ».
« Vis
ma vie » au Mans
Au Mans, un proviseur de lycée et un directeur de supermarché
partagent leurs expériences dans le cadre de l'opération lancée cette année par
le Medef de la Sarthe, rapporte LIBERATION (pages 38-39) qui
consacre le « Grand angle » de ce jour à cette initiative du Medef. « Avec
?Vis ma vie', on veut mieux comprendre le métier de l'autre et tisser un réseau », explique au quotidien son responsable, Simon Chevalier. Le Medef de la
Sarthe mène d'ailleurs toute une série d'actions en direction de l'école : «
immersions » de professeurs dans les entreprises, des stages pour récupérer les
décrocheurs.











