8 Mars 2010 : A lire aujourd'hui dans la presse

8 Mars 2010rédigé le 08 Mars 2010, dernière modification le 15 Mars 2010

Elections régionales : le MEDEF se mobilise
Dans la perspective des élections régionales, les MEDEF territoriaux ont défini leurs priorités.
En tête, la gestion des élus. « 15 % des dépenses du conseil régional concernent des domaines qui ne sont pas dans ses compétences : le social, les subventions aux associations », relève Pierre Brunel, président du MEDEF Languedoc-Roussillon. Mise en cause également, la superposition des compétences entre collectivités territoriales. « La région, le département, certaines intercommunalités et même des communes ont des cellules d'aide aux entreprises », note avec étonnement Hugues-Arnaud Mayer, président du MEDEF Auvergne et de la commission Développement des territoires. Il demande, au minimum, « une clarification ». Conséquence de ces carences, les budgets dérapent. « Les dépenses de fonctionnement de la région Bretagne, hors décentralisation, ont augmenté de 9,6 % par an entre 2005 et 2009 », constate Patrick Caré, président du MEDEF Bretagne. Résultat, les régions ont relevé leur taux d'impôt de 36 % entre 2004 et 2009. Fort de ce constat, les MEDEF régionaux plaident pour la création d'observatoires locaux de la fiscalité.
Afin d'alerter les présidents de région sur leurs besoins, les chefs d'entreprise ont multiplié les initiatives. « Nous avons réalisé une étude pour situer la région par rapport aux critères de Lisbonne » qui a permis de mettre en évidence « le faible taux de création d'entreprises par rapport à d'autres régions », indique Jean-Pierre Guillon, président du MEDEF Nord-Pas-de-Calais. « Cela a poussé nos élus à réagir ». Autre priorité : la formation et l'université. « La région doit prendre plus en compte les besoins de formation des filières », considère Bruno Lucas, président du MEDEF des Pays de la Loire. Quant à la Basse-Normandie, elle crée « un fonds auquel prennent part Groupama et le Crédit Agricole » qui « a investi dans plusieurs sociétés de BTP régionales », fait valoir Gilles Sergent, président du MEDEF Calvados. LE FIGARO page 23.


Crédit : les banques s'engagent sur une enveloppe de 96 milliards d'euros
Les cinq principales banques françaises se sont engagées, vendredi, à mettre à disposition des TPE-PME une enveloppe de 96 milliards d'euros. Sur ce montant, 58 milliards seront consacrés aux crédits de trésorerie, soit 3 % de plus qu'en 2009. « Chacun des réseaux connaît sa part dans ces chiffres et la mise en ?uvre de ces enveloppes fera l'objet d'un suivi au cours de l'année », a indiqué Baudouin Prot, président de la Fédération Bancaire Française (FBF).
Au cours de cette rencontre à l'Elysée, les banquiers ont obtenu du chef de l'Etat qu'il se mobilise sur le sujet de la réglementation prudentielle. « Une préoccupation essentielle », souligne Baudouin Prot. Le comité de Bâle prépare, en effet, une réforme qui pourrait alourdir considérablement les besoins de fonds propres des banques, et en particulier des établissements français. Faute de pouvoir augmenter leurs fonds propres aux niveaux exigés, les banques françaises seraient obligées de réduire leurs engagements. « C'est une menace pour le financement de notre économie », insiste la FBF. LE FIGARO du 6-7 page 22, LES ECHOS page 25.


GPS : Georges Drouin souhaite « une véritable politique des services »
« Nous souhaitons une véritable politique des services. Ce secteur peut créer 2 millions d'emplois. Mais il faut pour cela une véritable politique fiscale, sociale et de formation qui permette son développement », indique Georges Drouin, président du GPS. La profession demande notamment des règles stables. « Il suffit de regarder ce qui se passe depuis un an sur le plan fiscal et social - emploi des seniors, dialogue dans les TPE (...) - pour comprendre pourquoi les entreprises ne peuvent pas bâtir à long terme », précise Georges Drouin. LE FIGARO du 6/7 page 22.


CAE : les entreprises internationalisées créent des emplois en France
Les entreprises françaises qui s'implantent à l'étranger créent davantage d'emploi en France que celles qui ne se sont pas engagées dans cette démarche, indique le dernier rapport du CAE. Trois ans après leur installation hors des frontières, les entreprises emploient 25 % de personnel en plus que celles qui sont restées en France, alors qu'à l'origine elles avaient seulement 10 % de salariés en plus. LE FIGARO du 6/7 page 22.


Xavier Fontanet dans LES ECHOS
« Nous ne pouvons pas éviter la mondialisation ». Invité de « L'entretien du lundi », Xavier Fontanet fait une mise au point sur les délocalisations : « en achetant des téléviseurs, des vêtements ou des voitures venant de Chine ou des pays émergents, c'est le consommateur qui en fait délocalise, pas le patron... sur lequel on tombe trop commodément ». En règle générale, le président du conseil d'administration d'Essilor regrette que la France ne soit pas un pays plus « business friendly ». Ainsi, à propos du partage de la valeur dans l'entreprise, « il faut repartir d'une grande règle : dans une entreprise, les salaires sont versés, qu'il y ait des pertes ou des profits, tandis que le capital gagne... ou perd. Le résultat financier, c'est une prise de risque, il est donc normal que celui qui a pris le risque ait le droit d'allouer le profit (quand il est là) entre l'investissement et le dividende », juge Xavier Fontanet. Pour lui, « si l'on veut associer le personnel à la valeur créée, la formule la meilleure, c'est l'actionnariat salarié (...) et l'information ». (Page 12).