11 Mars 2010 : A lire aujourd'hui dans la presse

11 Mars 2010rédigé le 11 Mars 2010, dernière modification le 22 Mars 2010

Réforme des IRP : « dans une phase de négociation »
A l'issue d'une réunion hier au MEDEF, dans le cadre de la réforme des institutions représentatives du personnel, les partenaires sociaux ont indiqué qu'une négociation était en train de s'ouvrir sur ce sujet. « On est passé plus clairement dans une phase de négociation », a déclaré Patrick Bernasconi, chef de file patronal de la négociation. La négociation portera d'abord sur le volet anticipation dans les missions des institutions représentatives du personnel, c'est-à-dire l'examen des projets de l'entreprise. Le deuxième volet se consacrera à tout ce qui relève des bilans. Enfin, le dernier volet concernera les aléas de la vie de l'entreprise. LA TRIBUNE page 4.
Un calendrier de réunion a été arrêté jusqu'au mois de septembre, à raison d'une rencontre mensuelle. La prochaine aura lieu le 8 avril.


Faciliter la vie des ETI sans pour autant oublier les PME : le communiqué du MEDEF
Hervé Novelli a présenté hier en Conseil des ministres une communication sur les « entreprises de taille intermédiaire » objet d'un rapport remis au Premier ministre par le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau. « Plusieurs de ces propositions seront mises en ?uvre prochainement, comme par exemple la désignation d'un médiateur de la sous-traitance, la création de comités stratégiques par filière, l'attention portée au financement des entreprises par les établissements bancaires et l'action de la France au niveau européen pour simplifier l'accès des ETI aux financements de marché par un small business act boursier », indique la communication du Conseil. Sur la base de ce rapport, le gouvernement va poursuivre ses travaux « en accordant une priorité particulière à la réduction de l'instabilité réglementaire ».
Le MEDEF accueille « avec satisfaction les annonces du gouvernement en faveur des ETI. La compétitivité des entreprises doit passer par la simplification de leur environnement », rappelle l'organisation dans un communiqué.
Pour Laurence Parisot, Présidente du MEDEF, « 2010 risque d'être l'année la plus difficile pour les entreprises. Elles sont à bout de souffle et doivent faire face à des contraintes administratives, réglementaires, législatives toujours plus nombreuses et de plus en plus insupportables. Voici ce que me disent le plus les chefs d'entreprise que je rencontre sur le terrain : nous n'arrivons plus à faire notre travail - notre travail, c'est de s'occuper de nos produits, de nos services, de nos clients, de notre personnel - tellement nous devons gérer d'autres contraintes ».
« Faciliter l'environnement des ETI, c'est encourager les PME à grandir », souligne Stéphan Brousse, président du Comité TPE-PME du MEDEF, « si la réduction de l'instabilité réglementaire doit profiter aux ETI, elle doit également s'appliquer à toutes les TPE et PME ». C'est dans cet esprit que le MEDEF présentera prochainement une série de propositions en faveur des TPE, PME et ETI. LA CORRESPONDANCE ECONOMIQUE.


Le CCF demande la suspension de la taxe sur les enseignes
Le Conseil du commerce de France (CCF) a demandé hier dans un communiqué « un moratoire » sur la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE), entrée en vigueur en 2009, dénonçant « trop d'erreurs d'interprétation ». Dénonçant des « abus » et des « dérives », l'organisation demande que cette nouvelle taxe « soit suspendue jusqu'à ce que les conditions de sa mise en ?uvre soient clairement établies ». Le Conseil précise ainsi que sont taxés par centaines, en tant que supports publicitaires, les horaires d'ouverture affichés à l'entrée de magasins, les autocollants sur les vitrines informant que le commerçant accepte les cartes bancaires ou encore « le panneau d'indication des tarifs pour les stations-service, alors que c'est aussi une obligation légale ». LES ECHOS page 24.


Taxe carbone : Gérard Longuet plaide pour un abandon
Président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet a plaidé hier pour l'abandon de la taxe carbone. « On ne peut pas se laisser étrangler par ce signal fort (...) on ne peut pas durablement marcher très en avant du peloton européen si les autres pays ne suivent pas », a-t-il estimé lors de l'émission « Questions d'info », organisée par LCP-France INFO-AFP. Ainsi, « il est peut-être intéressant de se poser la question est-ce une priorité ? Quand on sait que c'est une taxe qui va fonctionner pour deux ans et demi, jusqu'à 2013, et dont la dimension européenne s'éloigne à cet instant », a poursuivi Gérard Longuet. Certes, « nous ne pouvons pas arrêter les réformes. Seulement, on peut mieux les expliquer et peut-être revenir en arrière sur celles qui ont déjà été engagées, voir celles qui marchent, voir celles qui ne marchent pas », a-t-il ajouté.
Alors que les élus de la majorité sont de plus en plus nombreux à réclamer l'abandon de la taxe carbone, Nicolas Sarkozy serait toujours « fermement décidé à imposer une nouvelle mouture au 1er juillet », croit savoir LES ECHOS (page 6). Selon le quotidien, le gouvernement se concentrerait sur la mise en place d'une taxe à taux très réduit compensée par un crédit d'impôt sur les investissements vertueux.


Solvabilité II : le Comité européen des assurances tire la sonnette d'alarme
Les assureurs européens dénoncent, dans un document publié hier et qui sera présenté le 16 mars au Parlement européen, les conséquences de Solvabilité II, qui régira les normes prudentielles du secteur à partir d'octobre 2012. Ils s'alarment des exigences de fonds propres, jugées excessives et nuisibles à la profession, aux clients et à l'économie en général.
Les conséquences de Solvabilité II « seraient désastreuses pour le financement de l'économie et particulièrement pénalisante pour la détention d'actions : rien qu'en France, on évoque plusieurs dizaines de milliards d'euros de recapitalisation pour les assureurs ! C'est beaucoup d'argent pour pas grand-chose, quand on sait que le secteur a traversé la crise sans encombre et que l'assurance française n'a pas demandé un euro aux contribuables », fait valoir Bernard Spitz, président de la Fédération Française des Sociétés d'Assurances (FFSA) dans une interview aux ECHOS (page 29), LE FIGARO page 21.


OCDE : réduire les déficits en diminuant certaines dépenses
Les pays riches devront résorber leurs déficits dans les prochaines années en donnant la priorité à la lutte contre le chômage et en s'attaquant aux dépenses dont la diminution ne risque pas d'affecter la croissance économique, juge l'OCDE dans son rapport intitulé « Objectif croissance » publié hier.
Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques, l'assainissement des finances publiques, fortement dégradées sous l'effet de la crise mondiale, sera en effet « un enjeu majeur » auquel seront confrontés la quasi-totalité de ses 30 pays membres. Mais le retrait des plans de relance ne suffira pas, prévient l'organisation, car « l'aggravation actuelle » des déficits « est aussi imputable à des facteurs structurels ».
L'OCDE incite donc ses pays membres à mettre en ?uvre des réformes structurelles qui puissent dynamiser la croissance sur le long terme. Selon le rapport, les pays devront privilégier les mesures qui induisent un accroissement du taux d'emploi, jugées plus efficaces en termes de réduction du déficit public que celles qui passent par une hausse de la productivité de la main d'?uvre. Une baisse du chômage réduit les prestations sociales et contribue à faire baisser le déficit, note l'OCDE.
L'organisation estime en outre qu'« étant donné l'ampleur de l'assainissement budgétaire requis dans la plupart des pays », il faudra à la fois réduire les dépenses et augmenter les impôts. Les hausses des prélèvements obligatoires doivent néanmoins être limitées, car elles ont un effet plus négatif sur l'économie. Côté dépenses publiques, il faudra ménager « les plus productives », notamment dans l'éducation, la santé, la recherche et développement, les transports et les infrastructures de communication. LE FIGARO page 20.


Avions ravitailleurs : Paris dénonce le protectionnisme américain
Le retrait contraint d'EADS et de son partenaire américain Northrop de la compétition pour fournir cent avions ravitailleurs à l'US Air Force a provoqué hier un véritable tollé. Plusieurs ministres ont vivement critiqué le protectionnisme américain. Quant à Nicolas Sarkozy, il a indiqué son intention d'en parler à Barack Obama lors de sa prochaine visite à Washington prévue le 30 mars, a annoncé hier Luc Chatel. LE FIGARO page 19.