17 Mars 2010 : A lire aujourd'hui dans la presse
17 Mars 2010rédigé le 17 Mars 2010, dernière modification le 22 Mars 2010Point de presse mensuel de Laurence Parisot : mesures pour les PME, création d'un comité « emploi », Bâle III et Solvency II...
Au cours de son point de presse mensuel qui s'est tenu hier, Laurence Parisot a demandé une série de mesures en faveur des PME. Rappelant que « l'essentiel des destructions d'emplois (...) au cours de l'année 2009 vient des dépôts de bilan et des liquidations de petites et de moyennes entreprises », la présidente du Mouvement des Entreprises de France a souligné que « tout ce que nous pouvons faire pour les renforcer, pour éviter qu'elles s'effondrent alors que nous ne sommes toujours pas sortis de la crise (...) est vital pour les entreprises et pour l'emploi ». Par la voix de Stephan Brousse, conseiller spécial pour les TPE-PME, le MEDEF a présenté trois propositions et cinq mesures parmi lesquelles la sécurisation du crédit interentreprises, l'abrogation des privilèges de l'administration et de l'Etat en cas de défaillance, la prorogation de l'étalement de la dette sociale des entreprises, la reprise d'entreprises par les jeunes diplômés... Parallèlement, le MEDEF s'inquiète des conséquences de la mise en place d'un service achat de l'Etat qui désavantage les PME. Il demande également un plafonnement de la TLPE.
Dans ce cadre, Laurence Parisot a également annoncé la création du comité « emploi ». L'objectif, a précisé la présidente du MEDEF, est « de réfléchir à toutes les questions d'employabilité, de développer de nouvelles formes d'emploi, de simplifier les modalités de recrutement ». Les travaux de ce comité, qui sera présidé par François Davy, président d'Adecco France, seront présentés « assez rapidement, au plus tard à la rentrée », a-t-elle indiqué. « Cela suppose d'abord d'énormément de questions qui peuvent relever du droit du travail, de choix économiques (...) mais l'intérêt est d'avoir un groupe de chefs d'entreprise et de dirigeants de fédération focalisés sur le sujet ».
La présidente du MEDEF a également tiré la sonnette d'alarme sur les futures règles prudentielles et comptables en débat dans le cadre du comité de Bâle III et de Solvency II. « Aujourd'hui, le schéma actuellement en préparation serait catastrophique pour le financement de nos entreprises », s'est-elle inquiétée. Et l'élaboration de nouvelles normes pour les compagnies d'assurance pourrait conduire à un désengagement de ces entreprises du capital de nombreuses entreprises, ce qui serait « un mauvais coup porté à l'économie ». Le sujet sera examiné lors du sommet des organisations patronales des pays du G8, à Toronto, fin avril. « Nous allons tout faire pour tenter d'obtenir une déclaration commune », a déclaré Laurence Parisot.
De même, l'Europe doit faire un effort collectif pour être plus compétitive, sans que cela passe par un « nivellement par le bas », a insisté la présidente du MEDEF au lendemain des propos de Christine Lagarde sur le modèle économique allemand. « Nous devons travailler sur la convergence des politiques économiques », a estimé Laurence Parisot. Selon elle, les propos de Christine Lagarde, mais aussi « les conditions de sauvetage de la Grèce », ne font que « rappeler cet objectif vers lequel nous devons tendre », à savoir « une gouvernance économique de l'Europe ».
LES ECHOS page 3, LA TRIBUNE page 7, LE FIGARO page 22.
Crédit d'impôt recherche : radioscopie des contrôles fiscaux
Le risque de contrôle fiscal serait l'un des principaux freins au développement du CIR dans les petites entreprises. Or, il est largement surestimé, indique le cabinet Lowendal-Masaï, après avoir interrogé près de 4 000 entreprises sur la réalité de leurs relations avec l'administration fiscale.
Ainsi, 40 % des établissements qui ont répondu indiquent n'avoir jamais été contrôlés depuis cinq ans. Et, lorsqu'ils ont lieu, les contrôles portent, dans deux tiers des cas, sur les dépenses de personnel. Le recours à la sous-traitance et les dotations aux amortissements ne viennent qu'en second lieu.
Interrogées sur leurs relations avec l'administration fiscale, 70 % des entreprises estiment qu'elles ont pu faire entendre leurs arguments. Seules 15 % d'entre elles jugent la relation avec les contrôleurs « très difficiles ».
Les redressements varient d'une entreprise à l'autre. Dans 4 cas sur 10, les sommes demandées par le fisc représentent moins de 5 % du crédit d'impôt. Dans près d'un cas sur cinq (17 %), elles sont supérieures à la moitié de leur réduction d'impôt. Parmi les faits les plus souvent sanctionnés : les projets ne sont pas éligibles (19 %), les personnels déclarés au titre du CIR ne font pas de recherche (15 %) et les justificatifs sont insuffisants (15 %). Selon le cabinet, bien des incompréhensions pourraient être corrigées si les entreprises recouraient au rescrit : seules 5 % des entreprises y ont recours. Et le dispositif serait mieux piloté s'il impliquait des ingénieurs, spécialistes de la recherche. LES ECHOS page 2.
Stress : France Télécom et Danone signent un accord
Danone vient de signer un accord de prévention du stress qui prévoit notamment la mise en place d'un observatoire du stress. Déjà effectif sur cinq sites pilotes, depuis 18 mois, ce dispositif devrait être progressivement étendu à tous les sites du groupe en France. France Télécom a également annoncé, début mars, la signature de deux accords en ce sens. Le premier accord concerne notamment la mobilité des salariés. « La mobilité géographique imposée aux salariés devient exceptionnelle, les mobilités fonctionnelles imposées résulteront de la disparition prévisible de métiers au sein de l'entreprise », précise l'accord. L'autre porte sur l'équilibre « vie privée-vie professionnelle ». LES ECHOS page 2.
Les patrons jugent la fiscalité européenne
Selon une enquête Ipsos-CCIP réalisée auprès de 1 013 chefs d'entreprise européens, une majorité de patrons européens (55 %) pensent que le niveau de prélèvements obligatoires est plus élevé chez eux que généralement ailleurs en Europe. Ainsi, la pression fiscale est particulièrement ressentie en Belgique, Italie, Suède et France. L'Hexagone figure d'ailleurs en queue de peloton en termes d'attractivité, les Pays-Bas, la Pologne et le Royaume-Uni s'octroyant la tête du classement. A noter toutefois que les Pays-Bas, champion de l'attractivité, ont un taux d'imposition sur les sociétés de 25,5 % qui les situe au 19ème rang de l'Union européenne.
De fait, en 2009, le niveau de l'impôt sur les sociétés n'est plus le premier critère retenu par les investisseurs pour s'implanter à l'étranger. Parmi les différents aspects de la fiscalité, ceux-ci privilégient la stabilité juridique et réglementaire, puis l'impôt sur les sociétés, et, quasiment au même niveau, les charges sociales. Ainsi les entrepreneurs français donnent-ils largement (68 %) la priorité au niveau des charges sociales.
Autre enseignement de l'enquête, à la faveur de la crise, l'entrepreneur européen semble s'être réconcilié avec l'Etat. Les entrepreneurs reconnaissent à la majorité (51 %, + 6 points par rapport à 2008) la qualité des services publics, au regard du niveau d'impôts qu'ils paient. Le changement est net en Allemagne (56 %, + 26 points) mais aussi en France (61 %, + 16 points). LA TRIBUNE pages 8-9.
Les salariés prêts à s'investir à condition de ...
Les salariés français se disent prêts à s'investir à condition de comprendre la stratégie de leur entreprise, si l'on en croit les résultats de la 5ème édition de l'étude mondiale Global Workforce Study de Towers Watson. Ainsi, s'ils demeurent à 56 % engagés auprès de leur entreprise, les salariés français ne sont que 40 % à comprendre les objectifs de leur entreprise (- 4 points par rapport à 2008). Moins sévères que leurs collègues européens à l'égard de leur direction, les Français estiment à 45 % qu'elle exprime de façon efficace la vision et la stratégie de leur entreprise.
Les salariés regrettent également que les directions soient loin de leurs préoccupations et 49 % déclarent ne pas avoir de possibilité d'évolution de poste. LA TRIBUNE page 7.
Réforme des retraites : les pistes de l'UIMM
Jugeant que l'architecture du financement des retraites « a mal vieilli », l'UIMM (l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) prône un financement à trois étages : l'impôt, le régime d'assurance-vieillesse et « un complément facultatif d'épargne personnelle ». LES ECHOS (page 3) précise les pistes que l'organisation patronale présente dans le dernier numéro de sa revue « Actualité ».









