18 Mars 2010 : A lire aujourd'hui dans la presse

18 Mars 2010rédigé le 18 Mars 2010, dernière modification le 22 Mars 2010

« Mettons le turbo pour l'avenir de nos jeunes » : le 3ème Forum Education-Entreprise
Pour la troisième année consécutive, le MEDEF a organisé hier son Forum Education-Entreprise en présence de Laurence Parisot, souligne ce matin en « une » LE FIGARO. Dans ce cadre, plus de 400 chefs d'établissement, élèves, professeurs, parents d'élèves et chefs d'entreprise ont réfléchi aux moyens d'améliorer les relations entre le monde de l'entreprise et le monde de l'enseignement.
Depuis le vote de la loi LRU, « les universités sont désormais confrontées à la concurrence internationale, a rappelé Michel Pébereau, en charge des questions d'enseignement supérieur au MEDEF. Dans la mesure où les entreprises sont à la fois les premières bénéficiaires de la formation, dans la mesure où elles ont besoin de jeunes dotés d'une solide culture générale, qui aient appris à apprendre, et dans la mesure, enfin, où ces entreprises ont déjà affronté la mondialisation, elles peuvent mettre leur savoir-faire au service des universités ». Un message entendu, comme le relève Francis Da Costa, « Le nombre de participants au forum, qui n'a jamais été aussi important, montre un intérêt croissant et réciproque. La relation entre les entreprises et le monde éducatif, de l'école à l'enseignement supérieur, est devenue naturelle. Pour les deux années précédentes, l'autonomie des universités nous avait incités à nous centrer sur le supérieur. Cette année, le lycée est au c?ur de nos réflexions », a indiqué le président de la commission Education-formation du MEDEF.
Que font nos voisins ? Le 3ème Forum Education-Entreprise a été l'occasion aussi de se pencher sur les pratiques hors de nos frontières. « Chez nous, a expliqué la néerlandaise Jessica Sonnemans, les lycées tissent des liens personnels avec des entreprises ; elles sont invitées dans les écoles. Les ingénieurs viennent donner des cours, non pas pour changer les buts de l'éducation, mais pour apporter un éclairage concret ».
LE FIGARO pages 1 et 12.


Ariane Obolensky : « l'enjeu de Bâle III est le financement de l'économie »
Alors que les banques ont jusqu'au 16 avril pour s'exprimer sur le projet dit de Bâle III, visant à renforcer les fonds propres des entreprises, Ariane Obolensky lance dans LA TRIBUNE (page 26) une mise en garde : « en l'état, les propositions du comité de Bâle auraient un impact très négatif sur le financement de l'économie, la croissance et l'emploi ». De fait, souligne la directrice générale de la Fédération Bancaire Française (FBF), « les trois quarts des financements, en Europe, proviennent des banques, le marché représentant le solde ». Alors que « la proportion est à peu près inverse aux Etats-Unis ». « Si l'on accroît les exigences en fonds propres des banques de manière excessive et inadaptée, comme on pourrait le craindre, cela revient à neutraliser de l'argent qui ne servira à rien puisqu'il ne permettra pas de gérer du crédit », prévient Ariane Obolensky. Avant de pointer « une problématique américaine ». Le système Bâle II, explique-t-elle, « est appliqué en Europe depuis 2008 alors que (...) les Américains se sont engagés à l'appliquer en 2011. Or, les observateurs qui rentrent des Etats-Unis expriment de sérieux doutes à ce sujet ». Dès lors, « les Européens pourraient être obligés d'appliquer des mécanismes très contraignants pour convaincre les régulateurs américains, alors que, in fine, on ne sait même pas si les banques américaines appliqueront Bâle II. Cela aboutirait à une situation de distorsion de concurrence aberrante de part et d'autre de l'Atlantique ».


Maurice Lévy dans LES ECHOS : « participer au redressement de l'image des patrons »
Dans une interview aux ECHOS (page 4), le président de l'Afep (l'Association française des entreprises privées), intronisé hier, annonce son intention de « participer au redressement de l'image des patrons ». « Les chefs d'entreprise ne sont pas bien considérés, ils constituent souvent une cible et en sont parfois en partie responsables. Avec ce que je sais de la communication et de la formation des images, participer au redressement de l'image des patrons ne me paraît pas inutile », considère le président du directoire de Publicis.


Convention de l'UIMM : « nous engager pour les entreprises industrielles »
L'UIMM (l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie)
tient aujourd'hui sa convention annuelle en réunissant, au musée Dapper, les 200 cadres de l'organisation. Sur le thème : « nous engager pour les entreprises industrielles », annoncent LE FIGARO (page 22) et LES ECHOS (page 4).


Angela Merkel : « un gouvernement économique européen doit s'aligner sur les Etats membres les meilleurs »
S'exprimant devant le Parlement allemand, Angela Merkel a défendu vigoureusement le modèle exportateur de son pays. « Nous n'allons pas abandonner nos atouts au prétexte que nous produits sont peut-être plus demandés que ceux d'autres pays ». Pour la chancelière, « cela serait la mauvaise réponse à apporter à la question de la compétitivité de notre continent ». « Un gouvernement économique européen, a-t-elle poursuivi, doit s'aligner sur les Etats membres les plus rapides et les meilleurs, pas sur les plus faibles ». A propos de la Grèce, « un geste de solidarité précipité n'est pas la bonne réponse. Il faut plutôt prendre le problème à la racine », a-t-elle déclaré. Angela Merkel est allée plus loin en souhaitant « une disposition dans le Traité (de l'UE) qui permette, en dernier recours, d'exclure un pays de la zone euro si les conditions ne sont pas remplies de façon répétée sur le long terme ». La chancelière a enfin reproché à Gordon Brown sa taxe ponctuelle sur les bonus, « moitié moins pertinente » qu'une réglementation des fonds spéculatifs. LES ECHOS page 6, LA TRIBUNE page 8, LE FIGARO page 20.