30 Mars 2010 : A lire aujourd'hui dans la presse

30 Mars 2010rédigé le 30 Mars 2010, dernière modification le 06 Avril 2010

Délais de paiement : les deux tiers des entreprises en conformité avec la loi
Il y a un peu plus d'un an était mise en application la LME qui prévoit notamment de réduire les délais de paiement à 60 jours nets. Selon un sondage mené par Ernst & Young auprès de 223 entreprises, deux tiers d'entre elles déclarent s'être mises en conformité avec la loi - que ce soit dans le cadre des relations avec leurs clients (68 %) ou bien avec leurs fournisseurs (65 %). Sans pour autant qu'elles « bouleversent totalement leurs pratiques », note l'étude.
Pour parvenir à ce résultat, 45 % des entreprises ont dû revoir leurs contrats et documents commerciaux, la moitié ont adapté leurs systèmes d'information et 62 % des services de comptabilité ont été formés aux nouvelles exigences imposées par la loi. Du coup, l'impact sur la trésorerie a été positif dans certains secteurs. Quant aux pénalités de retard pour dépassement du délai de paiement des factures, elles « restent une sanction peu utilisée dans la relation clients-fournisseurs », souligne Ernst & Young. Plus de 80 % des entreprises en retard de paiement déclarent ainsi ne pas s'en acquitter auprès de leurs fournisseurs. LE FIGARO page 19.


Alain Juppé : « il faut s'interroger sur ce qu'on appelle le bouclier fiscal »
Alain Juppé, a suggéré mardi de revenir sur le bouclier fiscal. « Il faut s'interroger sur ce qu'on appelle le bouclier fiscal parce que les choses ont changé, la crise est venue », a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur FRANCE INFO. « On voit aujourd'hui qu'une petite minorité de très riches ne cesse de s'enrichir », a-t-il ajouté. « Ca ne me choquerait pas qu'on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise », a estimé Alain Juppé, indiquant avoir « cru comprendre que dans les débats qui ont eu lieu dans le groupe parlementaire UMP, la question avait été posée ».


Xavier Bertrand : « ce n'est pas avec des symboles qu'on est efficace »
« Ce n'est pas avec des symboles qu'on est efficace », a déclaré ce matin sur I TELE Xavier Bertrand. Face à « l'ampleur des déficits », « faire croire qu'une seule mesure permettrait de tout régler, ce n'est pas la vérité », a jugé le secrétaire général de l'UMP. Affirmant que la France est un « pays où l'on paie trop de charges, trop d'impôts, trop de cotisations », Xavier Bertrand a rappelé que le bouclier fiscal « a été voté pour maintenir un principe simple : pas plus de 50 % de votre revenu en impôt parce que celles et ceux qui gagnent de l'argent, on a tout intérêt à ce qu'ils dépensent leur argent en France ». Le secrétaire général de l'UMP a ajouté qu'il préférait que les entrepreneurs « entreprennent en France plutôt que d'entreprendre à l'étranger ».


Dialogue social dans les TPE : le texte que laisse Xavier Darcos à Eric Woerth
Alors que le ministère du Travail doit présenter un projet de loi, a priori ce printemps, sur le dialogue social et la mesure de l'audience syndicale dans les TPE, Xavier Darcos a laissé à son successeur, Eric Woerth, « un projet de texte bien avancé », affirme LES ECHOS (page 4).
Selon le quotidien, celui-ci renvoie aux branches la mise en place concrète des futures commissions paritaires de dialogue social. A charge donc aux partenaires sociaux, selon les besoins et spécificités de leurs branches, d'y définir l'architecture des commissions (par départements, régions ou bassins d'emploi, déclinées par métiers ou non, etc...) et leurs rôles précis, sachant qu'elles n'auraient pas vocation à signer des accords mais plutôt à veiller à leur diffusion et bonne application dans les TPE. Il reviendra aussi aux branches de définir les modalités de financement de ce dialogue social.
S'agissant de la mesure de l'audience des syndicats et la désignation de leurs représentants dans les commissions, le texte prévoit de s'appuyer sur un vote, tous les quatre ans, uniquement électronique. Et par souci de simplicité, l'exécutif plaide pour un scrutin « sur sigle » et non « sur liste ». Les salariés ne voteraient pour des candidats mais pour des syndicats, qui désigneraient ensuite eux-mêmes leurs représentants dans les commissions.


Aluminium : le FSI en passe de reprendre Apollo les anciennes usines Pechiney
Après des mois de négociation, la vente des anciennes activités de Pechiney dans les produits en aluminium est sur le point d'être bouclé. Le fonds américain Apollo prendra 51 % du capital et le FSI, le fonds souverain français, aura 10 %, Rio Tinto gardant pour le moment 39 %. L'ensemble compte près de 70 sites, et 11 000 salariés dans le monde, dont environ 5 000 dans l'Hexagone. L'objectif des pouvoirs publics : aider à recréer un champion tricolore, sept ans après la vente de Pechiney au canadien Alcan, lui-même avalé depuis par Rio Tinto. « J'ai encore au travers de la gorge Pechiney », avait déclaré Nicolas Sarkozy en janvier 2008. LES ECHOS page 21.